5 janvier 2017

2017

       Sur des chapeaux de roue, des feux éclatants, valser, danser, faire et s'émerveiller...
       Tout goûter, s'empiffrer, éclater, écrire, photographier et jacter...
       Bonne année !




19 septembre 2016

Les Copines du Goût font salon...





Les Copines du Goût : Trois humeurs, Trois palais, un coup de fourchette !



      C'était un jour de fin d'été. La rentrée avait déjà bien commencé. C'était le jour où les petits producteurs, maraichers, fromagers, éleveurs, pêcheurs, brasseurs et vignerons se retrouvent à la Bellevilloise pour de la Cagette à l'assiette, le salon des circuits courts. J'ai envoyé un sms à un ami ou un amant potentiel, pour lui proposer de m'accompagner. Un message resté sourd. Qu'a ce ne tienne, j'irai seule ! J'ai enfilé une paire de sandales à talons, un vieux blue jean déglingué, une veste en velour frappé. Je me suis enfournée dans le métro. J'ai remonté la rue de Belleville. Je me suis acquitée de mon droit de bouchon en achetant un verre moulé copie d'un verre souflé à la bouche d'un autre temps. Et puis je suis rentrée au niveau de rez-de-chaussée.

Ils étaient tous là. L'ambiance sentait le marché dans une lumière légèrement chaude et tamisée. On était en fin de journée et l'humeur était à la fête : il y avait du monde partout, dedans et dehors sur la terrasse. Je voulais me fondre dans la foule et avoir ma part de joie. Au milieu des étals de légumes, fruits, viandes, poissons, fromages, biscuits, miels circulait une foule en liesse qui se retrouvait autour de bons et beaux produits, sûrs des bienfaits d'une alimentation saine et locale comme autant de promesses d' une santé de fer.

Le cliché du petit maraïcher en tablier ayant fait la part belle à de jeunes rocks, tatoués et militants de la bonne chair, on se savait plus bien qui vendait et qui achetait. Pour tous, samedi soir pointait et l'on avait envie de se libérer.

J'ai cherché en premier à remplir mon verre. Allais-je commencer par une bière La Parisienne, un verre de cidre Appie ou du vin ? J'ai commencé mon tour de piste en sirotant mon verre de chez Wine Republik et glanant ça et là tranches de saucisson signé Aitana, amandes grillées au Profil grec, canapés tartinés de pestos des Miscellannées de M.Jash et autres délices. Regarder, goûter, écouter, tout inscrire dans mon cahier : qui produit, qui distribue, qui cultive, où et comment ? Qui vend sur internet; sur les marchés ou en boutique ? Qui transforme et commercialise ? Terroirs d'Avenir, l'Epicerie Végétale, Alternoo, La Ruche qui dit Oui, Foodette, la box des Petites Cocottes, les Nicettes et tout les autres avaient de quoi faire tourner la tête et séduire le palais.

On avait particulièrement soigné la déco du stand Slow Food. Je me suis approchée d'un camaieu de verts et de violets où nichaient choux romanesco, brocolis pourpres, aubergines, choux rouges et rave, au milieu des graminés et des fleurs des champs. Comme une allégorie de la permaculture.

C'est là que tout a commencé....

Je voulais immortaliser la beauté Slow Food. Isabelle Haas photographiait tout comme une dératée. On s'est mise à discuter couleur, angle de vue, lumière, food, goût, saveurs : dans tous les sens, tout azimut. Et puis Valentine Chevrier, auteur de la mise en scène de l'étal Slow Food nous a rejointe. Je nous ai offert un verre, que l'on accompagné d'huîtres, de cevicces et de soupes de clam de chez Poiscaille. On a refait le tour des stands à trois, en gloussant, commentant, en parlant fort et en riant. On a décidé de se revoir vite. On a décidé de tout goûter et de tout expérimenter. Un seul mot d'ordre : food toujours... Les copines du goût étaient nées : trois humeurs, trois palais, un coup de fourchette !

J'avais embrassé un poiscaille deux fois plus jeune que moi et nous avions beaucoup rit mes nouvelles copines et moi. J'étais rentrée ivre de joie.

Je m'en foutais, on était aussi les coquines du goût !


13 août 2016

Retour de pêche...


A l'embouchure du Delta du Rhône, la plage de Beauduc prend des allures de bout du monde :
Quelques cabanes construites en bois flottés, combis de windsurfers comme échoués face à l'immense liberté, des enfants qui crient et les derniers telliniers qui rapportent chaque jour ce coquillage simple et doux devenu rare...
Brandade de morue, huitres, bulots, tellines, ail et persil.








6 mars 2016

L'oeil vif derrière la balance


Un petit portrait au travail : photographie et stylisme culinaire avec Frédérique Petit des Curiosités de Fred.

 



13 février 2016

"Verein, à cent guerres de la paix dans le monde" Un spectacle participatif de Christophe Meierhans

        Pas d'acteur dans ce spectacle. Sous le feu des projecteurs : une cuisine, du romarin, un agneau, du lait, du fenouil, des oeufs, des clous de girofle, des pommes de terre, du thon en conserve, des tomates, du curry, des oignons, des pommes, du vin rouge...
Dirigés par un livre de cuisine, les spectateurs deviennent acteurs du spectacle et concoctent un repas au fil des pages.
Y aura t il un chef ? Qui prendra la parole et le pouvoir ? Qui décidera du choix des ingrédients et de leur assemblage ? En sous main, le metteur en scène interroge le vivre ensemble et la démocratie.
Du chapeau de Christophe Meierhans est sorti ce soir un gigot rôti au four, des côtes grillées à la plancha, un curry d'agneau, des pommes sautées au romarin, des frites, une sauce crème fraîche et d'autres surprises.
Nous avons posé des nappes à carreaux sur le sol et avons mis la table, bu du vin et conversé comme lors d' un déjeuner sur l'herbe trouvant son encrage sur scène.

On ne se connaissait pas et ensemble on était bien...


2 février 2016

Caprice des Dieux

Parce que l on vit mieux avec un peu d'amour en plus...
http://www.capricedesdieux.com/jeu-saint-valentin
Agence : Marcel - Publicis
Production : Sylvie Kreiss
Photographies : Adrien Michel
Stylisme signé Eve Cardi
A vous de jouer...
A vous de gagner !





20 décembre 2015

Avant qu'elles ne fanent : une recette de carottes pour Crystal Ancenay de Luca



Carottes rôties aux thym, aux agrumes et noisettes torréfiées

Crystal a des carottes violettes dans son réfrigérateur... Avant qu'elles ne palissent, ci après une recette ultra simple, savoureuse et bonne pour la santé.
Une recette a réaliser en accompagnement d'une viande blanche rôtie par exemple ou a consommer avec une salade et jus de fruits frais.
C'est parti !





    

































Deux écoles pour cette recette de cuisine : l'une propose d'emballer les carottes crues épluchées et parées dans une papillote, tandis que l'autre les enfourne sans ménagement direct dans le four sur une lèche frites. Personnellement je préfère la première version dont la cuisson est plus rapide et laisse des carottes belles, tendres à coeur et d'une belle couleur orange.

Ingrédients :
Une belle botte de carottes nouvelles ou 500 g de carottes parées et épluchées
70 g de noisettes décortiquées
3 brins de thym
Le jus d'une demie orange ou de citron
3 cuillères à soupe de vin blanc ou de miel selon votre goût.
1 cuillère à soupe d huile d'olive
2 noisettes de beurre
Sel et poivre à discrétion

Papier sulfurisé et/ou une plaque de cuisson le cas échéant.

Progression :
Allumez votre votre sur thermostat 6 (ou 180 degrés)
Déposez les noisettes sur une plaque allant au four et enfournez les pendant un dizaine de minutes jusqu'à ce qu'elles soient légèrement dorées. Sortez les, débarrassez les de la plaque et laissez les refroidir.
Pendant ce temps, étalez une grande feuille de papier sulfurisé sur votre plaque, déposez le carottes et ajoutez tous les autres ingrédients. Recouvrez d'une seconde feuille de papier sulfurisé et fermez la papillote en repliant tous les côtés. Enfournez la papillote pendant 20 minutes (30 minutes si vous avez choisis la version 'seules sur la plaque'...
Ecrasez grossièrement les noisettes dans un pilon.
Sortez vos carottes du four, dressez les sur un plat de service, versez le jus de cuisson puis ajoutez les noisettes.
C'est prêt !

NB : ne jetez pas les fanes de carottes, faites les suer à sec dans une poelle chaude, puis passez les au mixer avec un peu de gros sel. Ceci assaisonnera à merveille ce plat et bien d'autres encore...

30 octobre 2015

Une soirée monstre

Je cite Herveline Fabre qui a ouvert un joli lieu à Paris 18ème où se mèlent objets design pour la maison, un corner mode, objets chinés et toutes sortes de concepts conçus par Herveline, avec audace et délicatesse.
" Ce week-end à la Manufacture il y aura de la soupe à la grimace. Pour réaliser la monstrueuse recette de @eve.cardi, auteure et styliste culinaire, il vous faut quelques ingrédients essentiels : des carottes, du gingembre frais et du lait de coco, et l'indispensable boxe "La soupe à la grimace". C'est le début d'une collaboration savoureuse avec la délicieuse Eve Cardi." 

Retrouvez Herveline et La Manufacture Parisienne
93 rue Marcadet
75018 Paris

Ici l'illustration en image de la fameuse boxe qui vous fera hurler... 
La recette juste après...

Soupe à la grimace : carottes, gingembre, lait de coco


Pour 4 à 6 personnes

Ingrédients :
1,2 kg de carottes
1 petit oignon
2 cm de gingembre frais
20 cl de lait de coco
Sel et poivre à discression
Une pincée de canelle
Quelques goutes d'huile d'olive
Coriandre frais selon votre goût
Graines de sésame noir pour décorer

Progression :
Epluchez les carottes et l'oignon, et coupez les en rondelles. Epluchez le gingembre et coupez le morceaux.
Dans une cocotte, versez quelques gouttes d'huile d'olive et allumez le feu. Ajoutez l'oignon et la canelle et laisser colorer à feu doux. Ajoutez les rondelles de carottes et le gingembre. Augmentez la température sur feu vif. Ajoutez 1 litre d'eau chaude, le sel et le poivre. Quand l'eau se met à bouillir, baisser le feu, couvrez votre cocotte et laisser mijoter pendant 25 minutes. Eteignez le feu et mixez les légumes à l'aide d'un mixer à bras. Réchauffez à feu doux et ajouter le lait de coco.
Servez dans vos mini cocottes et ajoutez quelques brins de coriandre frais ciselé, parsemez de graines de sésame noir.
C'est prêt !



Vous prendrez bien un petit cup cake au potiron pour en finir ?!
La recette juste après...


Cup Cakes au potiron, topping sanguinolent aux fruits rouges et monocle dragibus


Pour une trentaine de cup cakes, selon la taille de vos caissettes

Ingrédients :
150 g de chair de potiron
75 g d amandes
1 orange bio de préférence
1 oeuf
150 g de sucre
10 cl d'huile d'arachide
175 g de farine
1/2 sachet de levure sans phosphate
1 cuillère à café de cannelle ou de vanille (ou les deux !)
Pour le topping :
Fromage frais type Philadelphia
Coulis de fruits rouges (au rayon surgelés)
Dragibus

Progression :
Allumez votre four à 175 °C.
Au robot mixer, hachez grossièrement les amandes d'une part, puis la chair de potiron d'autre part.
Lavez et rapez les zestes de l'orange.
Dans un bol à mélanger, rassemblez l'oeuf et le sucre, fouettez jusqu'à ce que le mélange blanchisse, Tout en continuant à fouetter, ajouter successivement le potiron, l'huile, la farine petit à petit, la levure, la cannelle ou la vanille.
Remplissez vos cup cakes à l'aide d'une petite cuillère et enfournez les pour 14 minutes.
Une fois sortis du four laisser vos cup cakes refroidir.
Tartinez ensuite le dessus des petits gâteaux, ajouter quelques gouttes de coulis de fruits et surmontez d'un dragibus.
C'est prêt !

18 octobre 2015

Un trou rouge dans sa poitrine... de porc

 














        


        C'est en regardant le film de Peter Greenaway " Le cuisinier, le voleur, sa femme et son amant " que j'ai compris ce que m'inspirait le personnage décrit par Muriel Barbery dans son roman " Une Gourmandise ". L'un exprime son pouvoir par un sadisme glaçant et va dîner chaque soir dans le plus grand restaurant de la ville tandis que l'autre exerce sa dictature du goût par ses critiques acerbes : devant les deux, le monde tremble.
Tout comme Peter Greenaway, Muriel Barbery alterne savoureuses descriptions et cynisme de son personnage dénué de toute sympathie. A l'aube de sa mort, il est en quête de la saveur de l'enfance qui lui ouvrira les portes du Paradis, de pathétiques choux à la crème de supermarché.
Quant à l'Alfred mis en scène par Greenaway, il dévore la chair tel Barbe Bleue. Mais tel est pris qui croyait prendre et c'est au sens propre qu'Alfred se retrouvera cannibal et bien visé par sa femme :
Un trou rouge dans sa poitrine... de porc.

Réalisé par Peter Greenaway, Le cuisinier, le voleur, sa femme et son amant, 1889, avec Richard Bohringer, Michael Gambon, Helen Mirren ...
Muriel Barbery, Une Gourmandise, Gallimard, 2000

24 septembre 2015

Tea Party


Tea Party : si Alice m'était contée.
Reine de coeur et Loir dans la théière...